Les variations inopinées du prix du pétrole, ses hausses parfois brutales, sa tendance prévisible à devenir de plus en plus coûteux sont probablement des motivations réelles à pratiquer le covoiturage.
La nécessité de faire diminuer nos émissions globales de CO2 et autre gaz à effet de serre (GES), sous peine de subir des évolutions du climat qui affecteraient gravement nos sociétés et l'ensemble de la biosphère, en est une autre.
Mais ces deux motivations n'agissent pas seulement sur le comportement de chacun dans sa propre sphère : elles induisent dans les domaines de l'énergie et des transports de très nombreuses initiatives, de tous ordres, " positives " ou " négatives ", qui auront un impact sensible sur nos moyens et possibilités de transports, sur les outils qui seront ou non à notre disposition pour nous rendre à notre travail, pratiquer nos loisirs, pour vivre...
La diminution de nos émissions de GES est une question parmi les plus sensibles et difficiles à résoudre, on le constate en prenant connaissances des relevés les plus récents du Global Carbon Project : "Depuis 2000, les émissions ont crû en moyenne de 3,5% par an, soit quatre fois plus vite qu'entre 1990 et 2000, où cette augmentation annuelle n'avait été que de 0,9% environ" (" Les émissions de CO2 excèdent largement les prévisions " ).
" La concentration du principal gaz à effet de serre, qui s'élevait à environ 270parties par million (ppm) au cours de l'ère préindustrielle, atteint aujourd'hui 385ppm. "
Nous devons donc agir de façon beaucoup plus efficace dans ce domaine.

Pourtant, en ce qui concerne les transports, nos dirigeants ne semblent pas faire preuve d'une très grande audace sur des initiatives qui pousseraient à la diminution de ces émissions : " La présidence française de l'UE s'apprête à enterrer la future législation européenne sur le CO2 des automobiles ".
La disponibilité de carburant pour satisfaire nos besoins en transports ne semble pas être une question d'actualité : nous n'avons pas connu de véritables pénuries depuis longtemps déjà et l'idée ne nous vient pas volontiers que nous pourrions être immobilisés demain par des réservoirs vides.
Un tel phénomène s'est pourtant produit aux USA ces dernières semaines : " En Caroline du Nord, des pénuries d'essence échauffent les esprits ".
Parallèlement nous assistons à une effervescence mondiale dans le domaine des énergies et des transports qui pourrait avoir pour conséquence de modifier dans un très proche avenir le panorama économique, environnemental, industriel... de nos sociétés.
Par exemple ce plan d'investissement de 4400 milliards de dollars permettant de réaliser des économies en combustibles fossiles de 5400 milliards de dollars entre 2008 à 2030 proposé par Google.
A quoi pourra donc ressembler notre avenir, à court ou moyen terme (pour le long terme, nous envisageons l'acquisition d'une boule de marc de café, ou d'une tasse de cristal !) ?
Nul ne peut le dire mais l'examen de l'actualité nous fournira des indications, des pistes de réflexion.
C'est cette observation que nous souhaitons vous faire partager sur ce blog.




